Con-firmament : tirer le positif du confinement

1 mai 2020




Bon. J'ai beau aimer écrire, rire, profiter, imaginer, créer. Je dois vous avouer que j'ai mal vécu ce confinement. Roh dis donc ! Il a fallu du temps pour que je mette des mots sur mes maux et des images sur mon ressenti. J'avais envie de vous en parler, de le textualiser. Je l'ai déjà partagé un peu sur Instagram mais j'avais envie d'en dire ici davantage... 



J'ai vécu les deux premières semaines du confinement comme quelque chose de simple, vraiment. Je me sentais bien, je continuais à télétravailler (bon, avec un bébé de 14 mois le mot "simple" est légèrement revu mais on s'en sortait). Le boulot m'aidait bien à avoir une ligne de conduite sur la journée, un rythme bien calé, et avoir des nouvelles des collègues était très bénéfique. Je réconfortais les amis et la famille qui était en plein doutes. Je prenais tout le positif de cette situation. La bonne santé, être avec nos proches, avoir un toit sur la tête, imaginer des projets, etc ... 
J'ai commencé le yoga, la méditation et le sport à domicile. Je me refusais toute sortie même si elle était autorisée. Je voulais suivre les règles au plus proche possible ! Je me créais une bulle "cocon" isolée. 

Et puis, le jour de mes congés arriva. On devait partir en Ecosse. J'ai malheureusement dû rester à la maison, ce n'est que partie remise. 
Un matin, j'ai commencé à ressentir une sensation de froid au plexus solaire, centre des émotions. Elle s'est déplacée lentement vers le coeur avec l'impression qu'il battait plus fort que la normale. Et quelques jours après, des vomissements, une grande fatigue et une envie terrible de sortir, de crier que ça n'allait pas, qu'il y avait quelque chose qui déconnait en moi : je ne me reconnaissais pas ! Je faisais les cent pas sur la terrasse, c'était le seul endroit qui m'apportait du réconfort. Bye bye ma bonne humeur, une constante boule dans l'estomac et un dégoût de la nourriture. Ca m'a franchement fait flipper. J'ai consulté mon médecin traitant qui m'a diagnostiquée en pleine crise d'angoisse... Anxiolytiques et tout le toutim. J'ai été immédiatement soulagée par des cachets et Dieu que ça m'a fait du bien ...

Sauf que les médicaments ne doivent pas être une solution mais une aide temporaire. L'idée n'était pas que je les garde longtemps mais au moins pour me remettre sur les rails. 
Ma copine Anne-Cécile Couetil s'est reconvertie comme hypnothérapeute l'année passée. Ni une ni deux, je l'ai sollicitée et on a pratiqué l'hypnose à distance pendant plus d'une heure. Je me suis sentie sur un nuage, je me suis même perdue dans ce voyage d'hypnose à quelques reprises. J'ai un "black out" complet, mais étrangement je ne cherche même pas à savoir pourquoi. J'accepte. Et ça me fait du bien ! Avec quelques clés et outils j'arrive petit à petit à me détacher de mes angoisses.

J'ai mis une petite semaine avant de ressentir les bienfaits de l'hypnose complétée par mes cachets. Je me suis obligée à sortir 2 fois par semaine tôt le matin pour un footing. J'ai pris du temps pour moi. Je me suis mise à écrire ailleurs que sur ce blog, dans un petit carnet. J'ai cueilli des fleurs sauvages dans le jardin, j'ai cuisiné plus que de raison, j'ai lu, beaucoup, j'ai pris plaisir à découvrir les petits bonheurs du quotidien auxquels je ne prêtais plus attention, je me suis rendue compte ô combien nous étions libres en fait. J'ai suivi les "jeudis de la sagesse" de Frédéric Lenoir ... Tout un cocktail qui m'a permis d'enfin comprendre les bienfaits que le temps qu'on nous offrait pouvait nous apporter ! 
Un terme m'est venu de lui même pendant mes différentes réflexions : refleurir. Je me sens refleurir. Vraiment !

Je me sens comme en plein bourgeon, je sens que je sortirai différente de ce confinement. Tant sur mes convictions déjà ancrées mais qui surgissent encore plus fort que tout en ce moment (me battre pour le vivant, pour le climat, la nature et l'environnement) et tant sur le plan développement personnel. Je découvre des parties de moi qui émergent et qui me font me sentir forte et envieuse de plein de projets qui me tiennent très à coeur ! 

Tout cela pour vous dire que la fin de ce confinement approche à grands pas et que je ne sais pas si j'en suis enchantée ou intriguée. J'oscille en fait ! En tous cas je me sens comme sur la ligne de départ d'une nouvelle course/vie.

Je pense que beaucoup d'individus vont revoir leur façon d'être au quotidien, tant avec eux mêmes qu'avec les autres. Il y a une solidarité et une tolérance qui s'élèvent en ce moment et j'ai l'infime conviction que ce n'est que le début vers de meilleures choses. J'y crois fort en tous cas !

Chaque crise et bouleversement n'est qu'une meilleure façon de remettre les pendules à l'heure et de prendre un nouveau virage. C'est l'occasion d'être plus en phase avec soi même, de repartir sur des bases saines. Un nouveau chemin. 
Il sera certes différent d'avant, mais pas plus mal. C'est à nous de dessiner l'avenir qu'on a envie de vivre. 

Courage à vous, portez vous bien,

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PS : Quelques photos faites pendant le confinement quand la lumière de la cuisine est douce ! Je porte une robe Sézane "Evy" et un collier Paulette Quincaillerie (et mon bon copain Dexter le chat)






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